FOUDRE Une légende en quatre saisons

LES MONDES DE FOUDRE

17 octobre 2012 | le film | Permalink

Ce site est un premier lieu de découverte de FOUDRE. Nous y publierons régulièrement tout ce qui vous permettra de mieux appréhender l’univers du film. Cela sera pour vous, une première immersion dans une aventure singulière, faites de rencontres, de lieux magiques et d’éléments  (météo) perturbateurs. Ce film s’est tourné dans cinq pays du monde dont la Syrie, la Libye, la Guinée-Bissau et la Tunisie, pays, pour la plupart, où il serait difficile de tourner aujourd’hui. Ancré sur des territoires lointains, diffusé dans nombreux pays en Festival en particulier en Russie, Pologne, Pays Bas, Inde, Italie, Maroc,  FOUDRE est visible en France sous la forme d’un coffret de deux dvds + 1 livre depuis août 2015 pour la toute première fois.

Vous  trouverez ici toute l’actualité du film jusqu’à sa sortie sa programmation en salle telle que nous la rêvons. Vous pouvez devenir DISTRIBUTEURS ÉCLAIRÉS en commandant le coffret de FOUDRE ici.

Commandez maintenant en cliquant sur la flamme

bouledefeu

 Nous vous invitons à découvrir la Bande annonce, qui, nous l’espérons, oragera votre curiosité.

Genre : Cinéma d’auteur sous forme documentaire et légendaire.

Dossier de présentation en téléchargement : français

 

FOUDRE à Istanbul en avril 2016

30 mars 2016 | Non classé | Permalink

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LIGHTNING will be screened two times in Istanbul during the program

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Not in This Life!
Metaphysics and Cinema

02 April – 11 May 2016

Pera Film’s Not In this Life: Metaphysics and Cinema program, presented in the context of Pera Museum’s Giorgio de Chirico: The Enigma of the World explores the relationship between the cinematic and the philosophical, the fundamental nature of being and the world that encompasses it. The selected films bring together unusual stories exploring the nature of dreams, consciousness, existentialism, free will, our relations with others, and mainly the meaning of life. Though the program mostly underlines more recent independent productions, it also includes Richard Linklater’s 2001 made Waking Life, a film that embraces an idealistic search for the philosophical. Famed actor Ryan Gosling’s directorial debut work Lost River is a surreal tale about the housing market crash in the United States. Often mentioned alongside Ingmar Bergman, master director Roy Andersson’s A Pigeon Sat on a Branch Reflecting on Existence provides an insight into a chaotic world of the present, past and future. The One I Love on the other hand in Roger Ebert’s words is a romance and a mystery and a drama, with really only two characters in it, characters who are sketches approximating human beings, but played with sadness and humor by the two lead actors. Why Can’t I Be Tarkovsky? embraces the main character as he stands between his dreams and the real, under tragicomic conditions. Inspired by Twilight Zone, Coherence is an engaging low-budget sci-fi without a script, that employs improvisation. A Norwegian film Blind entails a surreal atmosphere, sparse dialogue and humour, not just on seeing and blindness, but also on solitude and writing. A coming-of-age werewolf tale, When Animals Dream tells the story of a teenage girl whose sexual awakening unleashes something primal within, revealing a dark family secret. Both gripping and boundary pushing, Upstream Color is a hallucinatory cinematic experience that goes in search of truths that lie just beyond our reach. Piercing Brightness by visual artist Shezad Dawood, uses the popular genre of science fiction, as well as the dynamic hybrid of the narrative feature and the experimental. Artist Marcos Lutyens’s short film Time Lapsus visually demonstrated a set of mirrored narratives. Complementing this fiction selection, the documentary Lightning explores the nature of lightning through four seasons from all over the world.

Carlo Rovelli, a theoretical physicist elegantly points out that there is one issue in particular regarding ourselves which often leaves us perplexed: “what does it mean, our being free to make decisions, if our behavior does nothing but follow the predetermined laws of nature? Is there not perhaps a contradiction between our feeling of freedom and the rigor, as we now understand it, with which things operate in the world?” Not In this Life: Metaphysics and Cinema attests these queries through a broad scope of visually captivating stories.

To see LIGHTNING in Pera Museum, click on the two links below

http://www.peramuseum.org/Film/Lightning-1st-Part/909/157

http://www.peramuseum.org/Film/Lightning-2nd-Part/910/157

PREMIÈRE PROJECTION PUBLIQUE DE FOUDRE À PARIS AU SILENCIO LE 22/3/2016

9 mars 2016 | article, La réalisatrice, le film, Projection | Permalink

MARDI 22 MARS 2016
 
JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FOUDRE  – 1ère édition –
Le 22 mars, journée internationale de la foudre, sous le signe du Cumulonimbus, célèbre l’équinoxe du printemps, l’éclipse solaire, le prodige des éclairs, les heureuses perturbations, le coup de foudre amoureux, les truffes aphrodisiaques et tout impact exceptionnel et intense changeant le cours de la vie.

FOUDRE:Silencio 22:3:2016

SILENCIO 

Un poème visionnaire de Cyril Masson

8 mars 2016 | Non classé | Permalink

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FOUDRE

Je vois ces êtres danser dans une discothèque.
La boite de la nuit.
Ces personnages qui se réunissent dans un lieu improbable. Une sorte de magie qui réunit.
Un circassien tend une baguette et veut changer le cours des choses. Je suis en vie et je danse…

Choses et êtres ; des matières foudroyées Quant vient la foudre
Les témoins foudroyés reproduisent le traumatisme, Eclair pénétrant les veines comme un coup de couteau Beauté de l’éclair
Dépression climatique et dépression psychique

L’amour et le coup de foudre
Alchimique,
Orage et mélancolie
Chimique,
La danse mécanique s’active autour d’un homme perdu, en rouge D’un rouge vif
Incandescent
Comme la ligne qui vient percuter la terre et la peau
La chemise s’imbibe d’eau et de sueur
Le sable et deux amants chahutent
Raisonne alors la Dispute

Tandis que l’orage traverse les âges L’électricité vient du ciel et s’engouffre dans la terre Revoir et revivre la foudre
Tonnerre en 4/3
Mystères autour de ceux qui ont été touché
De près

Nos yeux scrutent, Ceux qui ont vu la mort De près

Musique électronique Chagrin électrique Animal mort Reconstruire le traumatisme Le comprendre
Et l’évacuer

L’archéologue surveille du haut de sa tour, Du haut de l’enceinte, du haut du monde peuplé Il guette l’Histoire et ausculte les Mémoires

Descendu de son pylône, des voix l’interpellent : elles viennent de Guinée-Bissau, de Syrie.

Des symboles et des rêves Pourtant tout se rejoint, sans frontières

Le film se joue dans mes songes Des fils électriques sont prêts à tomber Je me jette au sol et j’attends
La foudre tombera
Du mal à dormir,
Foudre me meut.

Deux amants sur la plage
La ficelle se détend Rencontre bidimensionnelle Deux costumes d’une époque Sur une plage aux vagues ralenties

Un vieux monsieur raconte la mélancolie
Tout est souvenirs
Tout le passé est bien plus beau que le présent,
Pour lui,
Et pour nous ?
Un jeune monsieur colle des boites de médicaments sur une toile Ses boîtes
Pour dormir
La nuit
Coller pour mieux se scruter
Un cœur dans un cimetière et de l’amour quelque part Entre deux branches

Horloges, montres
Une voix qui dit que le temps s’allonge
Faire jouer une danse traditionnelle devant un bureau ; Lieu de travail du psychiatre
L’homme des saisons
L’homme des passions
Au travail,
Dans une barque, avec un pagne

Déplacer les cultures

Saturne, Œuvre circulaire Torpille, Poisson et guérison Atomes, Fusion nucléaire,

Fracture / passage Coup de foudre, Vie magnétique, Trou noir,

Le spectateur en immersion Par ces sons Intenses
Les gouttelettes
Les détonations

Chercher la trace,
Nous, les enfants des étoiles
Via les ramifications de la dépression

L’été est l’occasion de faire rencontrer les êtres, Mais les images et les sons n’ont pas attendu l’été Pour nous rencontrer.

Cyril Masson

FOUDRE – une expérience de la pensée par Jacques Mandelbaum

3 septembre 2015 | Non classé | Permalink

Mélancholia

Mélancholia

Voici un film, pour faire court, qui s’est fait exclure de toutes les médiations qui comptent en France pour espérer faire exister une œuvre de cinéma. Petits ou grands, ni les festivals ni les distributeurs, ni aucun guichet de soutien n’en ont, peu ou prou, voulu. Si le film existe finalement, autrement que sous les espèces de projections circonstancielles,  c’est en vertu de l’engagement d’un éditeur qui a subordonné sa sortie en dvd à une souscription publique. Le lecteur averti en déduira que, dans un pays aussi propice au cinéma que le France, ce film ne méritait sans doute pas d’exister. En vérité, c’est tout le contraire. Voici une oeuvre qui, par son originalité, sa liberté, mérite d’être aimée, assurément, discutée, certainement, vue, indiscutablement. Sans doute, la défiance dont Foudre fut aussi continûment l’objet tient-elle aux mêmes raisons qui devraient dans un monde idéal le désigner à l’attention. D’abord, un auteur inconnu du sérail cinématographique en même temps qu’une artiste pluridisciplinaire, venue de la littérature, du théâtre et des arts plastiques : on a nommé Manuela Morgaine. Ensuite, un film-monstre de trois heures cinquante, tourné par bribes entre 2004 et 2012, hors de la filière traditionnelle, sans le moindre acteur connu, soustrait au principe de narration classique et à cheval entre plusieurs genres. C’est bien assez d’arguments pour supposer, dans un contexte de crise endémique et de contraction cinéphilique, que l’objet avait de quoi faire une peur bleue aux professionnels.

On se met à leur place. Comment vendre un tel film ? Par quel pitch appâter le public ? Encore faudrait-il être assuré, pour ce faire, de le saisir, de le circonscrire, de le comprendre. Rien de gagné. Foudre demande plutôt à être vécu intérieurement, à être pris comme une expérience de la pensée et un voyage dans la matière. Il exige sans doute une disposition particulière de l’esprit, qui n’est pas partagée par la majorité des spectateurs.  On se rapproche ici de l’horizon d’attente du cinéma dit expérimental. Ses quatre parties, et autant de saisons, sont reliées en esprit par la zébrure de l’éclair. En automne, un chasseur d’orages photographie sa passion, pendant que des foudroyés rejouent le moment, lieu et heure, de leur commotion. Ballet à deux temps de la beauté et de la mort. En hiver, un psychiatre, puisant aux sources de l’antiquité, invoquant les cultes syriens et les divinités africaines, choque et reconstitue de grands mélancoliques ballotant dans la ville. Bienfaits de l’électricité. Au printemps, en Syrie, un archéologue rejoue côté ciel l’anachorète Syméon le stylite, mort foudroyé, et met au jour côté terre les vertus vitales et reproductrices de la foudre. Entre ascétisme et promiscuité, la foudre dispense sa puissance extatique à qui la sollicite. En été, une fiction inspirée de La Dispute, pièce expérimentale de Marivaux met en scène le « coup de foudre » d’un jeune couple sur une île paradisiaque, avant d’explorer l’après-coup de ce choc amoureux.

On a beau être critique de cinéma – donc préparé à accueillir puis à transcrire en langage commun toutes les propositions esthétiques – on doit bien avouer qu’on sort de Foudre assez secoué, un peu paumé. Ravi de sa beauté électrique, séduit par son imagination baroque, distrait par ses maladresses, si ce mot a encore un sens relativement à une norme qui n’a plus ici droit de reconnaissance. En vérité, Foudre, reviendrait-il des quatre coins de la terre, puiserait-il aux savoirs les plus anciens, ne renvoie à rien d’autre qu’à lui-même. Frayant entre paysans et dieux antiques, Auvergne et Libye, fait divers et mythe, terre et ciel, trauma et survie, vie et mort, documentaire et fiction, il produit en quelque sorte un onirisme sui generis qui consiste à sonder le passage entre chaque terme de ces couples et entre ces couples eux-mêmes. Plus qu’à une quelconque référence cinématographique, quelque chose ramène ici à l’œuvre littéraire du méconnu Edmond Jabès. Italien de nationalité, Egyptien de naissance, Français par exil, le poète partage bien davantage qu’un itinéraire biographique avec la cinéaste. Un goût pour la surréalité, l’avancée par grands cycles créatifs (Le livre des questions, Le livre des ressemblances), la construction fragmentaire de la pensée, le nomadisme à travers les genres, l’obsession du néant, l’inquiétude d’une question adressée au monde. « Venir au monde en poète, c’est être au monde autrement qu’en y résidant » écrivait-il. Une phrase qui fait un bon viatique pour la traversée, dangereusement exaltante, de Foudre.

Jacques Mandelbaum (critique de cinéma – LE MONDE.) Texte publié dans le livret accompagnant le coffret dvd de FOUDRE édité par Shellac.

Projection de FOUDRE lors des Rendez-Fous le 23 juin 2015

18 juin 2015 | Non classé | Permalink

Pour sa première édition, les Rendez-Fous du Roi Re-né invite FOUDRE lors d’une projection exceptionnelle au Village de St Mathurin sur Loire, à quelques kilomètres d’Angers, Capitale universelle des fous, des clowns et des bouffons.

Pour plus toutes informations, cliquez sur l’image et pour télécharger le programme c’est ici 

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Nicolas Dehorter / translations David H. Pickering